Au début, on s’accroche.
À tout.
On garde.
On protège.
On ne veut pas perdre.
Et quand ça part,
ça résiste.
Ça crie un peu.
On ne comprend pas.
Puis ça continue.
La vie enlève.
Encore.
Sans prévenir.
Sans demander.
On voudrait retenir.
Mais ça glisse.
Alors on lâche un peu.
Puis on lâche tout.
Pas par choix.
Parce que ça ne tient plus.
Avec le temps,
ça se calme.
Ce qui disparaît
ne laisse plus le même vide.
On regarde autrement.
Il reste moins.
Mais c’est plus simple.
On ne cherche plus à garder.
On est là.
Avec presque rien.
Et ça suffit.
Parce que personne ne nous a expliqué
qu’on pouvait être plein
sans rien garder.
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