Dans la rue, ça parle tout seul.
Des mots lâchés sans destinataire.
Des colères sans raison visible.
Les visages sont fermés.
Marqués.
La lumière s’est retirée quelque part.
Ça parle.
Beaucoup.
Mais rien ne tient vraiment.
Des phrases qui tournent.
Qui remplissent.
Qui ne touchent rien.
Je marche au milieu.
Et quelque chose ne colle plus.
Comme si j’étais là…
sans y être.
Je regarde.
J’écoute.
Mais je ne comprends plus.
— en cours
État : à distance
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